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« Dans les livres il y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la
situation évolue, et même parfois des parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L’espoir, La chute, comme des tableaux. Mais dans
la vie il n’y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est tout seul avec son costume, et tant pis s’il est déchiré. »
Décembre 2007, la fatigue ne voulant pas venir, Jen m’avait prêté un livre qu’elle était en train de lire. Je l’ai commencé, je m’y suis attaché, je ne l'ai pas finit (j'ai quand même dévoré près
de 150 pages à 2h du matin). Mai 2008, je retrouve ce livre à la bibliothèque de Gisors et le termine.
« No et moi » de Delphine de Vigan raconte l’histoire d’une jeune adolescente de 15 ans au QI de 160, Lou, qui en cours d’histoire géo de Monsieur Marin décide de réaliser un exposé sur
les sans-papiers. Elle souhaite même en interviewer un. Elle va rencontrer Nolwen. Une amitié va se créer. Lou va grandir. No va retrouver goût à la vie. Autour d’elles gravitent plusieurs
personnes. Les parents de Lou, un couple qui ne va pas si bien que ça. Sa mère est une vivante morte, son père soigne les apparences. Il y a aussi Lucas, deux ans de plus que Lou, il a redoublé
deux fois sa seconde. Elle l’aime bien. Et puis tous ceux de sa classe qui regarde Lou comme l’intellectuelle et se moquent un peu d’elle, notamment Axelle et Léa.
On est prit dans ce livre, les larmes cherchant à s’échapper de la rétine continuellement, mais ce n’est qu’à la fin qu’elles sortent. Le roman est rempli d’espoir et de désespoir, de poésie et
d’humour, de milliards d’additions en tout genre. Un livre que je vous conseille vivement.
« Il va aller à la soirée de Léa. Il va y aller sans moi. J’ai bien essayé de m’imaginer au cœur de la fête, avec les spots, la musique, les Terminale et tout. J’ai bien essayé de trouver
des images qui avaient l’air authentiques, moi en train de danser au milieu des autres, moi en train de discuter avec Axelle, un verre à la main, moi assise sur un canapé en train de rigoler.
Mais ça ne fonctionnait pas. Ce n’est pas possible, tout simplement. C’est inconcevable. C’est comme essayer de se représenter une limace au milieu du Salon International des
libellules. »
Le livre chez l'éditeur ici et un extrait
lu par l'auteur ici